http://www.lesoir.be/373596/article/actualite/environnement/2013-12-04/voiture-electrique-n-est-pas-toujours-meilleure-pour-climat

La voiture électrique n’est pas toujours meilleure pour le climat

Les avantages des voitures électriques dépendent de l’origine de l’électricité qu’elles utilisent. En outre-Rhin, les émissions de CO2 de ce type de véhicule seraient plus importantes que celles d’une voiture conventionnelle.

Une voiture électrique peut être plus vertueuse pour le climat qu’une voiture à moteur thermique au bout de quelques milliers de kilomètres ou ne jamais le devenir, suivant l’origine de l’électricité qu’elle utilise, selon une étude publiée mercredi.

En France, une voiture électrique présente un avantage indéniable contre le réchauffement climatique à partir de 50.000 kilomètres au compteur, selon cette étude pilotée par l’Ademe, la principale agence environnementale française.

Si elle sort de l’usine en ayant émis plus de CO2 (du fait principalement de l’extraction des métaux qui composent la batterie), elle rattrape assez vite son retard grâce à une électricité nucléaire peu ou pas émettrice de gaz à effet de serre (mais qui génère des déchets radioactifs).

Pour un cycle de vie moyen estimé à 150.000 kilomètres, aux performances techniques actuelles, une voiture électrique émettra au total environ 10 tonnes de CO2, contre 22 pour une voiture diesel et environ 27 pour une voiture à essence, selon le scénario de référence de l’étude.

Mais en Allemagne, où l’électricité vient actuellement à 44 % du charbon très émetteur de CO2, les conclusions sont très différentes.

Rechargée outre-Rhin, les émissions de CO2 de la voiture électrique seront plus importantes qu’une voiture conventionnelle jusqu’à 100.000 km, équivalente au-delà du 100.000è km et légèrement inférieures (environ 21 tonnes) en fin de vie, à 150.000 kilomètres, selon les auteurs.

« Le bouquet électrique de la phase d’usage a un impact majeur sur le potentiel de changement climatique », observent-ils.

En revanche, la voiture électrique, sans émissions polluantes, « reste indéniablement une bonne arme pour limiter la pollution locale », des villes notamment, souligne Maxime Pasquier, un des responsables de l’étude à l’Ademe, ainsi que pour réduire le risque d’épuisement des ressources fossiles.

L’expert souligne aussi « l’importance de la phase de fabrication pour le véhicule électrique, qui est liée essentiellement à l’extraction de métaux de fabrication de la batterie ». Certains types de batteries permettent de réduire cet impact « de 20 à 40 % », souligne-t-il.

L’étude conclut que l’essor de la voiture électrique ne constitue pas une menace en 2020 pour les métaux et terres rares utilisés dans les batteries, avec des réserves néanmoins pour le cobalt.

Reste un point noir dans cette phase : le risque d’acidification, qui peut contribuer aux pluies acides, lié à l’exploitation du nickel ou du cobalt entrant dans les batteries.

http://www.romandie.com/news/Les-voitures-electriques-de-Bollore-et-la-Zoe-de-Renault-pas-ecologiques_RP/491766.rom

 

http://bit.ly/XO9wcZ

 

Les voitures électriques de Bolloré et la Zoé de Renault pas écologiques

Lyon – Le Jury de déontologie publicitaire (JDP) a estimé jeudi que les véhicules électriques d’autopartage Bluely à Lyon et Autolib à Paris, tout comme la Zoé de Renault, ne peuvent se prétendre du qualificatif écologique dans leurs publicités. En avril, ce jury avait déjà épinglé pour les mêmes raisons la Bluecub, la voiture électrique d’autopartage de Bordeaux, appartenant comme Bluely et Autolib au groupe Bolloré. Dans une décision rendue publique jeudi, le JDP, instance liée à l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), constate que les publicités pour Bluely et Autolib font état du caractère +écologique+ du service promu sans le moindre élément de relativisation ou de comparaison. Or, poursuit la décision, l’utilisation de ce service induit nécessairement certains effets négatifs sur l’environnement, notamment les pièces d’usure des véhicules utilisés et l’électricité nécessaire à leur rechargement, dont il n’est pas établi qu’elle serait intégralement issue de sources renouvelables. A l’appui de ce jugement, le jury cite une résolution développement durable de l’ARPP, stipulant que dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (comme écologique – ndlr), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que +contribue à+. C’est pour non respect de cette résolution que le jury a également ciblé une publicité pour la Zoé de Renault, qui affirmait pour lutter contre la pollution, roulez en voiture, à la suite d’une plainte de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT). L’association Observatoire du nucléaire qui, de son côté, avait saisi le JDP concernant Bluely et Autolib, comme pour la Bluecub, a salué ces décisions dans un communiqué. L’ONG anti-nucléaire avait notamment mis en avant le fait que l’électricité utilisée pour le rechargement des batteries sur le réseau est à 75% d’origine nucléaire, et l’importation, pour ces batteries, de lithium de pays d’Amérique du sud dont l’environnement est gravement pollué. Certes, la voiture électrique ne pollue pas au moment où elle circule, mais elle pollue avant et après, et surtout elle délocalise la pollution, affirme-t-elle. Après le jugement concernant Bluecub, le groupe Bolloré avait assuré qu’en bons élèves, ils allaient retirer le mot écologique de leur publicité. Mais une fois obtenus des certificats d’énergie renouvelable pour nos véhicules on remettra le mot qu’on veut, avait-il ajouté, estimant que le vrai sujet était la pollution dans toutes les villes. Le projet de loi sur la transition énergétique, présenté le 18 juin en Conseil des ministres, prévoit plusieurs mesures visant au développement des véhicules électriques.

Observatoire du nucléairewww.observatoire-du-nucleaire.org

Communiqué du mardi 1er décembre 2015

 

Compteurs Linky et Gazpar: prétendus

« intelligents »… pour berner les citoyens

Pourquoi ces compteurs sont-ils imposés en

France alors que l’Allemagne les a rejetés ?

 

C’est avec un sens remarquable de la propagande que ErDF a choisi le début de la COP 21 pour lancer officiellement de déploiement en France du compteur Linky. En effet, un des prétextes avancés pour « justifier » ce programme est l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique français.

Mais, ce que ErDF se garde bien de faire savoir, c’est que l’Allemagne, où les énergies renouvelables sont immensément plus développées qu’en France, à renoncé à la généralisation des compteurs communicants (*).

En effet, seuls les foyers allemands consommant plus de 6 000 kWh d’électricité par an seront concernés, alors que la moyenne annuelle est de 3 500 kWh : la quasi-totalité des foyers allemands échapperons donc à ces compteurs… et à leurs graves nuisances.

La ficelle d’ErDF est grossière, jouant sur le fait que personne ne peut être « contre l’intelligence ». Mais les compteurs sont des objets et seuls les ignorants peuvent les croire intelligents.

C’est en effet sur la désinformation que parie ErDF mais aussi GrDF avec son propre compteur « Gazpar ». Outre l’information cruciale de la non généralisation des compteurs communicants en Allemagne, il faut ainsi noter, parmi de nombreux autres problèmes, que :

les compteurs sont dangereux pour la santé, qu’il s’agisse des ondes générées vers les concentrateurs ou du courant CPL injecté par Linky dans le circuit électrique et qui rayonne dans tout le logement. Malgré les dénégations des opérateurs, ces compteurs mettent en danger la santé de la population et particulièrement celle des enfants car ils sont plus sensibles et vulnérables face à ces ondes et rayonnements classées par l’OMS « cancérigènes possibles » et interdits dans les crèches.

les compteurs sont dangereux pour la libertés publiques : ils vont permettre aux opérateurs de recueillir d’innombrables informations sur les usagers, utilisables à des fins commerciales mais aussi policières : les abus d’ores et déjà commis en ces temps d’Etat d’urgence ne laissent aucun doute sur le fait que les engagements des opérateurs et les assurances de la CNIL ne valent strictement rien et seront oubliés à peine les compteurs installés.

les économies d’énergies avancées sont parfaitement virtuelles : les expériences menées sont directement biaisées par le fait que les participants… savent qu’il y participent : ils font d’eux-mêmes des économies qui ne doivent strictement rien aux compteurs.

En réalité, le remplacement des compteurs par des compteurs prétendus « intelligents » est une très lucrative opération dont la mise en oeuvre a été obtenue par le lobbying de grands groupes industriels auprès des élus nationaux et européens.

Par ailleurs, en France, Linky a aussi pour objet de « lisser » les violents pics de consommation générés par l’option absurde « centrales nucléaires + chauffages électriques », de façon à prolonger la main mise de l’industrie nucléaire sur la production française d’électricité, aggravant continuellement le risque d’un Fukushima français et la quantité de déchets radioactifs produits.

L’Observatoire du nucléaire recommande aux citoyens de protéger leur santé et celle de leurs enfants en refusant fermement l’installation de tels compteurs dans leurs logements, et en s’adressant à leurs conseils municipaux pour qu’ils refusent l’installation dans les communes des matériels (concentrateurs et autres) dont ErDF et GrDf ont besoin pour le déploiement de ces compteurs… espions et nuisibles.

(*) L’Allemagne renonce à la généralisation du compteur « intelligent »

http://www.lemoniteur.fr/article/l-allemagne-renonce-a-la-generalisation-du-compteur-intelligent-27503537

 

From: Stéphane Lhomme

Sent: Sunday, January 10, 2016 8:14 AM

To: 1-Stéphane Lhomme

Subject: IMPORTANT – Refus des compteurs Linky, Gazpar et cie : un site web pour les communes

Bonjour,

je vous invite à consulter le site web suivant : http://refus.linky.gazpar.free.fr Ce site est consacré au refus des compteurs communicants par les communes. Il est donc à destination des élus, ou des particuliers qui souhaitent convaincre leurs élus de prendre une décision municipale. Bien cordialement Stéphane Lhomme Conseiller municipal Saint-Macaire (33490)

 

TEXTE adressé par André CROUZET à J.D RENARD suite à son article

publié dans Sud-Ouest Dimanche le 24 janvier 2016.

 

Objet: Article du 24 janvier dans Sud-Ouest Dimanche

 

Bonjour

Suite à la lecture de votre article, je me permets d’y joindre une vision différente dans les constats ainsi que des pistes de réflexions différentes d’une transition énergétique basée sur la production électrique nucléaire.

Je fais partie de ceux qui n’ont pas applaudi aux 50% la part du nucléaire.

Je n’ai pas été le seul.

Je vous propose de lire entre autre dans le monde les propos de Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre:

 

Président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale depuis juin 2012, Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre, a activement suivi l’élaboration du projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, adopté mardi 14 octobre par les députés.Il explique pourquoi, à ses yeux, ce texte n’est pas à la hauteur des enjeux.

Vous avez voté le projet de loi sur la transition énergétique, mais vous vous dites « extrêmement critique ». Pourquoi ?

Je suis solidaire, mais pas dupe. J’ai voté en faveur de ce texte par devoir de loyauté envers la majorité parlementaire, et parce que je reconnais l’intérêt des deux nouveaux objectifs ambitieux que sont la division par deux de la consommation finale d’énergie à l’horizon 2050 et la réduction à 50 % de la part d’électricité d’origine nucléaire en 2025.

Mais j’ai aussi un devoir de vérité. Je ne me satisfais pas d’une loi qui ne peut suffire à faire de la France le pays de l’excellence environnementale et le leader de la lutte contre le réchauffement climatique, à un an du sommet mondial de Paris. Cette loi est hélas une occasion manquée.

Ce texte ne marque pas le premier acte d’une autre gouvernance en matière d’énergie nucléaire. François Hollande avait pourtant souhaité, lors de la conférence environnementale de septembre 2013, que désormais l’Etat puisse être le garant de la mise en œuvre de la stratégie énergétique de notre pays. Au final, demain, c’est EDF qui décidera de ses plans stratégiques et c’est l’administration qui les mettra en œuvre. Cette impossibilité, en France, de remettre en cause la toute-puissance du nucléaire et de ses acteurs conditionne tout le reste, en empêchant le retour de l’Etat stratège qui, seul, pourrait entraîner la nation dans le formidable projet de transition à travers un « récit » mobilisateur qui laisse voir un avenir différent.

C’est donc, à vos yeux, une démission, ou un renoncement du politique ?

Nous voyons s’évanouir notre espoir du retour du politique dans la gouvernance de l’énergie. Tant la stratégie bas-carbone que la programmation pluriannuelle de l’énergie seront arrêtées par décret, sans qu’à aucun moment le Parlement ne soit appelé à en débattre et à voter pour les valider. Demain comme aujourd’hui, la maîtrise de la politique énergétique sera captée par les grandes entreprises du secteur et par leurs relais dans la haute administration.

Vous mettez directement en cause EDF et son influence…

EDF devrait être le fer de lance de la transition énergétique. Il faudrait pour cela refonder cette entreprise autour d’un service public de l’électricité et, pour ce faire, la sortir de la Bourse afin que sa gestion soit déconnectée des exigences de court terme des marchés financiers. Alors, EDF se recentrerait sur les seuls intérêts de la collectivité et sa nouvelle organisation, moins centralisée et moins focalisée sur le nucléaire, permettrait de faire jouer aux territoires un vrai rôle dans la mise en œuvre de la transition énergétique. S’agissant des moyens, justement, les 10 milliards d’euros sur trois ans promis par la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, sont-ils suffisants ?

C’est la carence la plus invraisemblable de ce projet. Il ne peut exister de véritable transition énergétique sans financement. Or, aucun des moyens proposés n’est nouveau : ni le crédit d’impôt pour la rénovation thermique des bâtiments, ni l’éco-prêt à taux zéro, ni la prime à la conversion des véhicules polluants, ni les prêts bonifiés de la Caisse des dépôts pour les collectivités locales. Seul le fonds de la transition énergétique, de 1,5 milliard d’euros, serait nouveau, mais il n’est pas encore financé. Et s’il l’était au prix de la cession d’actifs de l’Etat dans une entreprise comme EDF, ce serait une fuite en avant irresponsable et une véritable provocation. De plus, les moyens alloués à la lutte contre la précarité énergétique et à la rénovation des « passoires thermiques » sont clairement insuffisants.

POURQUOI AUSSI NE PAS IMAGINER UNE SOCIETE DE FINANCEMENT, BENEFICIANT DE LA GARANTIE DE L’ETAT, SUR LE MODELE DU DISPOSITIF MIS EN PLACE POUR SAUVER LE SYSTEME BANCAIRE LORS DE LA CRISE DE 2008 ? CE QUE L’ON A SU FAIRE POUR LES BANQUES, ON PEUT LE FAIRE POUR LA TRANSITION ENERGETIQUE.

Source : Le Monde http://lemonde.fr/planete/article/2014/10/14/il-est-impossible-en-france-de-remettre-en-cause-la-toute-puissance-du-nucleaire_4505793_3244.html

De plus je vous conseille la lecture du dernier numéro de CONTRÔLE, la revue du Gendarme du nucléaire A.S.N (Autorité de Sûreté Nucléaire)

Il éclaire des enjeux sur les coûts externes qui jusqu’à peu de temps n’était pas inclus dans le prix du KWH de la production électrique nucléaire.

Ainsi que les propos de son président lors de la présentation des vœux la semaine dernière.

J’arrête là ces quelques réflexions.

Je vous joins quelques informations complémentaires que vous pourrez lire si cela vous semble intéressant et constructif.

Je fais partie de ces quelques personnes qui pensent que l’électricité n’est pas toute l’énergie.

Réaliser une véritable transition énergétique est un enjeu majeur qui impose que la société change de paradigme en basant son développement sur la sobriété et les productions alternatives et renouvelables.

Elles sont aujourd’hui plus productrices d’énergies au niveau mondial que ne l’est le nucléaire.

 

La transformation demandée n’est pas plus importante que quand la France est sortie de la production électrique basée sur le charbon et le pétrole pour basculer sur le tout nucléaire.

Comme vous l’écrivez, nous sommes les plus dépendant du nucléaire par habitants, d’où politique du chauffage électrique climatisation électrique cumulus électrique et maintenant voiture électrique. Il faut bien vendre notre surproduction.

Vous comprendrez bien que cela s’oppose à une politique de sobriété !

 

Certes le nucléaire a formaté nos consommations mais cela n’est pas inéluctable.

Cela demande une reconversion du modèle actuel mais en terme d’emplois la transition allemande démontre qu’ils ont créés plus d’emplois sur une politique générale de transition toutes énergies confondues.

 

Les choix que nous devons faire ont une implication économique évidente mais pas que !

 

Il faut que chacun accepte de se mettre autour d’une table pour dialoguer car le nucléaire porte également en son sein des problématiques qui dépassent notre génération:

 

– La gestion des déchets

– Le risque d’accident majeur.

 

Il faut sans tarder réfléchir à ce que nous allons laisser aux générations futures.

Est-ce être trop utopiste ou naïf de refuser d’être un adepte du « après moi le déluge »!

 

Il n’y aura pas de transition énergétique globale avec une production électrique nucléaire. Le constat des tenants du nucléaire est que si on continue c’est pour limiter les coûts externe que va laisser pour des siècles la gestion de l’après !

 

C’est écrit noir sur blanc dans la revue de l’ASN N° 199 Octobre 2015

 

Charles-Antoine Louët sous directeur de l’industrie nucléaire, direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) décline parfaitement cet arrêté et estime pour sa part à 80 milliards dont 40 correspondent au démantèlement . Il rajoute « Le premier enjeu qui se pose aux pouvoirs publics est celui de l’objectif du démantèlement, qui s’apprécie au regard de son coût » ……. « La constitution d’actifs dédiés au financement des opérations doivent être gérés « en bon père de famille » pour faire face au décaissement lointains. Il s’agit de limiter le transfert vers les générations futures . »

 

Salutations Ecologiques et Sociales

André Crouzet

 

Bazens, le 21/12/2015

A Monsieur Pierre CAMANI

Président du conseil départemental du Lot-et Garonne.

 

Objet : lettre ouverte/publicité sur le caractère écologique de vos véhicules électriques.

 

La voiture électrique, un véhicule sans bruit, oui.

Sans émission de CO2 ET 100 % écologique, certainement pas !

 

C’est avec une certaine incrédulité mêlée d’une bonne dose de consternation et d’indignation que nous avons constaté, bien en évidence sur vos véhicules électriques, les slogans «  zéro bruit, zéro émission de CO2, 100 % écologique »

 

Le premier point ne pose pas de problème. Par contre, le second point est tout simplement objectivement faux, pour ne pas dire mensonger. Ce n’est pas seulement nous qui l’affirmons, vous trouverez ci-joint l’avis du Jury de déontologie publicitaire, qui a retoqué la publicité de Bluecub à Bordeaux et la Zoé de Renault. Une instance peu suspecte d’être un repaire d’écologistes gauchisants et intégristes… L’électricité utilisée (même si elle devait être « verte », ce que nous attendons que vous nous confirmiez dans votre réponse) n’est aucunement indemne d’émission de CO2 – en matière d’émission de CO2, le nucléaire est grosso modo au même niveau que les renouvelables. Et c’est faire abstraction de l’énergie grise – au sens propre comme au figuré, nécessaire à sa construction..

 

Ce qui nous amène à la cerise sur le gâteau, le « 100 % écologique ». Car si cette notion peut apparaître plus subjective, c’est l’ADEME, la principale agence environnementale officielle française, qui apporte des éléments au dossier :il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 que si l’on roulait en voiture thermique. C’est-à-dire de 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

Sachant que les voitures électriques servent essentiellement pour des trajets courts, il est probable qu’un propriétaire de voiture électrique n’atteindra jamais, ou à peine, le kilométrage nécessaire pour s’estimer plus « vertueux » qu’avec une voiture thermique.

Mais il y a encore pire : ce que l’étude de l’Ademe oublie de pointer, c’est que le CO2 dont est coupable la voiture électrique est envoyé totalement dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, ce qui démultiplie son impact, alors que le propriétaire de voiture thermique va émettre son CO2 peu à peu au fil des 10 années considérées.

Par ailleurs, même si cela ne concerne pas directement le climat, il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas ces fameuses particules fines si nocives pour la santé. Mais, là aussi, les idées reçues se fracassent sur le réel : comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « Les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diesel » .

 

Et dans cet argumentaire, nous faisons l’impasse sur l’ensemble des problèmes liés à la production d’électricité nucléaire, la seule aujourd’hui produite en quantité suffisante pour alimenter une part significative du parc automobile français, et qui devrait constituer pourtant le cœur du débat.

 

Vous comprendrez ainsi notre réaction devant votre campagne de communication.

Nous demandons donc explicitement son retrait, et sollicitons une entrevue avec vous pour débattre plus en avant de votre politique en la matière -notamment les subventions massives aux bornes de rechargement.

 

Des indigné-es lot-et-garonnais-es

contact : KUNG Pierre Capvath 47130 BAZENS 05 53 68 33 96

avec le soutien d’ATTAC AGEN et de VSDNG/Stop Golfech. 47