COORDINATION ANTINUCLÉAIRE DU SUD-OUEST

Communiqué de presse du 4 novembre 2016

– Considérant qu’il n’y a pas de seuil d’innocuité dans la contamination des êtres vivants par inhalation et absorption directe des isotopes radioactifs,

– considérant que plus de 1 000 radioéléments différents sont artificiellement créés dans le circuit primaire des réacteurs, – considérant que des isotopes d’iode, de césium, de cobalt, de tritium, etc. ont été rejetés à un niveau de 136 milliards de becquerels, « soit 0,3 % de l’activité annuelle autorisée » selon l’Autorité de sûreté nucléaire qui classe cet « incident » au niveau 0 de l’échelle INES (cf. communiqué de l’ASN du 26 octobre 2016 (1)),

nous demandons que cette fuite avec rejet dans l’environnement ne soit pas classée comme un simple écart (voir l’échelle Internationale INES ci-dessous(2)).

 

Quel rôle joue l’ASN dans ce classement ?

Si l’on extrapole le chiffre des rejets lors de « l’incident » du 19 octobre dernier, les 99,7 % des rejets autorisés correspondent à une quantité si gigantesque d’isotopes radioactifs relâchés dans l’environnement qu’il est impossible de continuer à prétendre comme le font les tenants du lobby nucléaire qu’ils n’ont aucune influence sur l’environnement et la santé des populations !

Sans ces autorisations abusives les réacteurs nucléaires français ne peuvent fonctionner.

On aligne donc les autorisations de rejets sur les capacités industrielles au détriment des conséquences sanitaires des milliards et milliards de becquerels relâchés dans la nature !

Nous investiguons pour connaître les vents et les précipitations possibles autour de la centrale de Golfech depuis le 19 octobre afin d’approcher les victimes potentielles du panache radioactif.

 

Nous étudions un dépôt de plainte avec les juristes du réseau sortir du nucléaire. Le conseil administration de l’Association Française des Malades de la Thyroïde a décidé de se joindre à la plainte.

 

Nous vous tiendrons informés des suites.

 

 

Pour la coordination antinucléaire du Sud-Ouest

Guittenit Monique

Crouzet André

(1) EDF a pris l’habitude de classer elle-même le niveau des problèmes qui surviennent sur ses propres réacteurs, et l’Autorité de Sûreté nucléaire requalifie parfois, mais rarement, ses classifications à un niveau supérieur. Pourtant l’échelle internationale de classement INES est très claire : « Très faible rejet » ne correspond pas à un niveau 0 comme le classe EDF, et comme le valide l’ASN le 26 octobre (http://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Avis-d-incident-des-installations-nucleaires/Non-respect-des-conditions-de-rejet-des-effluents-radioactifs-gazeux) : il s’agit bien d’un niveau 3 !

 

(2) http://www.asn.fr/Media/Files/Echelle-INES-pour-le-classement-des-incidents-et-accidents-nucleaires

 

 

 

Quelques exemples de problèmes de rejets dans l’atmosphère survenus à Golfech :

 

 

  • 12 mai 2005 à 11 h

IFENV n°01 Réacteur n°1,

Rejet gazeux incontrôlé de 13 minutes ayant dépassé les limites légales à la cheminée du bâtiment des auxiliaires nucléaires. L’activité volumique globale rejetée dans l’environnement a été de 17,5 milliards de becquerels selon EDF. L’électricien précisait : « Ce rejet était 10 fois plus concentré que ce que tolère la réglementation » et indiquait que sa composition était « à priori » « de xénon, krypton, iodes… » – NON Classé

 

  • 13 juin 2005 dépassement des seuils d’alarme à la cheminée du bâtiment des auxiliaires nucléaires :- une deuxième fois durant 1 mn à plus de 4 000 000 Bq/m3, 
  • L’activité totale rejetée aurait été de 39 milliards de becquerels. – NON Classé
  • – une première fois durant 4 mn pour un niveau d’activité supérieur à 400 000 Bq/m3,
  • ESE n°1 Réacteur n°1,
  • 15 juin 2005

IFENV n°02 Réacteur n°1,

L’activité totale rejetée durant 3 minutes aurait été de 2,5 milliards de becquerels.

NON Classé et EDF rajoutait même dans sa déclaration :

« Dispositions immédiates mises en œuvre ou retenues :

Pour contenir la pollution et limiter son impact sur l’environnement : sans objet

Pour l’information des personnels et du public : sans objet

Pour rétablir le niveau de sécurité : sans objet. »

 

  • 30 mars 2005

I.S. 007 Réacteur n° 2,

Baisse du débit cheminée inférieure à 180 000 m3/h durant 58 s suite à l’ouverture intempestive d’une porte du bâtiment des auxiliaires nucléaires. Même s’il n’y avait pas de rejets radioactifs en cours au moment du problème, la même situation s’était produite 6 mois plus tôt sans que les mesures palliatives n’aient été effectuées. – NON Classé 

 

  • 14 avril 2001 à 12 h 30

I.S. 007 Réacteur n° 2, Le réacteur était en puissance et une décompression du bâtiment réacteur était lancée. Les vannes ETY d’isolement de l’enceinte sont ouvertes à 15 h et refermées à la fin du rejet à 16 h 22. Le lendemain à 12 h 30, une vanne d’isolation du bâtiment réacteur est découverte ouverte : cette ouverture aurait entraîné un rejet direct de radioéléments sans contrôle ni décroissance radioactive (ceci implique le rejet, entre autres, d’iodes très toxiques à vie très courte). Les analyses seraient toujours en cours. – NON Classé – Puisque nous disposons d’un incident avec contamination radioactive (programmée et dite légale + incidentelle) de l’atmosphère, nous avons demandé à Météo France quelles étaient les conditions météorologiques afin de déterminer les destinataires innocents de cette contamination : les vents étant de sud-ouest et soufflant à une vitesse de 15 km/h, les personnes exposées se trouvaient dans le couloir Garonne vers Toulouse. Cette ville a commencée à être atteinte par les radionucléides artificiels le 14 avril vers 19 h. On peut s’interroger pour savoir pourquoi EDF a bizarrement choisi le samedi du Week-End de Pâques pour relâcher son poison !

 

  • le 24 avril 2001 à 12 h 55 :

I.S. n° 008 Sur le réacteur 1, Le réacteur étant en arrêt, une opération de rejets radioactifs gazeux vers l’atmosphère est lancée. Une perte de l’alimentation électrique se produit rapidement et l’opérateur réussira à rétablir cette alimentation au bout de dix minutes. De nouvelles pertes d’alimentation se reproduiront quatre fois durant les sept heures suivantes. L’incident en cours d’analyse serait dû à un excès de charge sur l’armoire électrique alimentant les pompes de rejet. – Classé niveau 0 – Pour ce qui concerne le début des rejets, les vents soufflaient Sud / Sud-Est (vers Agen) et leur vitesse était de 15 km/h. À la fin des rejets, 6 heures plus tard, les vents étaient passés à 3,5 km/h… en direction opposée (vers Toulouse) dispersant sur les populations les radioéléments artificiels.

  • 07 05 2000

Incident significatif n° 003  Réacteur n° 2 : réacteur complètement déchargé, coupure de l’alimentation des ventilateurs d’extraction entraînant une baisse des rejets de gaz radioactifs dans l’environnement sous 180 000 m3/sec pendant 2 mn à la cheminée. – Classé niveau 0

 

  • 30 03 1999

I.S. n°5 : Plusieurs fois par mois, EDF rejette dans l’atmosphère, à travers une cheminée, des gaz radioactifs de fuite qu’elle ne peut conserver dans ses bâtiments. L’activité de ces gaz devrait être vérifiée en continu au droit de cette cheminée. Sur la tranche 2, il y a eu dépassement de trois mois de la limite maximum de contrôle des chaînes de mesure de haute activité de ces gaz (qui apparemment fonctionnait). – Classé niveau 0

Très inquiétant et inadmissible  : une information 5 jours après un «  Incident significatif dans l’environnement » par la centrale nucléaire de Golfech

Les faits : Le 24 octobre 2016 en fin de journée le service communication de la centrale nucléaire de Golfech annonce un « incident significatif dans l’environnement » survenu le mercredi 19 octobre à savoir le rejet d’effluents radioactifs gazeux issus du circuit primaire, rejets au-dessus des normes autorisées . (une norme autorisée signifie qu’on trouve qu’un certain nombre de cancers par habitant induits par la radioactivité sont  admissibles, ce que contestent des autorités scientifiques) D’après leur service, l’Autorité de Sûreté du Nucléaire (ASN) aurait été informée le 21 ainsi que la Commission Locale d’Information.

Pour la coordination antinucléaire du sud-ouest et notamment Stop Golfech l’incident et ces délais d’information sont très inquiétants,  inadmissibles,   et loin de la « transparence du nucléaire » annoncée et une fois de plus niée par les faits.

Alarmant  aussi le fait que les rejets radioactifs libérés dans l’atmosphère sont issus du circuit primaire alors que justement il existe 3 circuits dans une centrale nucléaire et que les seuls rejets autorisés sont issus du circuit tertiaire. Le circuit primaire contient environ 1000 isotopes radioactifs dont « les » iodes, le césium 134 et 137, le cobalt 58 et 60, le tritium très volatile qui perd la 1/2 de sa dangerosité en 12 ans…Ces isotopes ont donc été inhalés et ont pu pénétrer dans l’organisme des populations. Inquiétant aussi le silence des instances d’information ASN et IRSN  (Institut de Radioprotection) dont un des 4 centres de France  est basé à Agen…Quelle quantité de rejets radioactifs a-t-elle été relâchée ?

Nous savons de source officieuse  et à vérifier qu’une personne a détecté une radiocativité supérieure à celle mesurée habituellement à Albi et a communiqué ceci dès le 21 octobre .

De plus actuellement la coordination antinucléaire du sud-ouest et Stop  Golfech  dénoncent  le fait que 24 réacteurs dont Golfech contiennent des pièces défectueuses issues de Creusot-Loire et d’autres sont suspectées… La liste de ces  pièces qui contiennent trop de carbone et donc sont fragilisées lors des changements répétés de températures dans les réacteurs a été publiée par l’ASN à la demande d’associations antinucléaires. A Golfech il s’agit d’une pièce de la cuve du réacteur 2,  élément  essentiel s’il en est. L’ASN demande l’arrêt des réacteurs concernés mais ce n’est pas encore le cas .

EDF , l’hiver arrivant ,  s’inquiète de la possibilité de ne pas pouvoir servir ses clients, le risque de « black out est évoqué » par son directeur M.Levy . Nous sommes alarmés par le  fait qu’EDF puisse être tentée de faire fonctionner des réacteurs fragilisés ce qui peut entrainer un accident cette fois-ci très grave.

Ces problèmes s’ajoutent au vieillissement des centrales (plus de 40 ont plus de 30 ans et  la durée de vie annoncée à leur construction était de 25 à 30 ans), aux pièces à changer mais aussi au millier de km de canalisations qui ne pourront toutes être changés…

Face à ces alarmes le gouvernement actuel , (mais les prétendants sur les rangs défendent pour la plupart la même politique énergétique), au lieu de prendre des mesures drastiques face à ces risques,  a présenté cet automne une loi de Programmation Pluriannuelle énergétique niant ces alertes. Il nie le souhait  partagé par une forte majorité de la population d’une véritable transition énergétique basée sur les économies d’énergie et les renouvelables dont le nucléaire ne ferait plus partie.

Dans le même mouvement de dénégation ont été augmentées scandaleusement les normes admissibles de radioactivité.

Nous refusons que des choix financiers et économiques prédominent sur la santé et le respect de la vie des populations. Nous exigeons, et c’est le souhait  partagé par une forte majorité de la population, une véritable transition énergétique basée sur les économies d’énergie et les renouvelables dont le nucléaire ne ferait plus partie avec dès à présent l’arrêt des réacteurs fragilisés. C’est à ce prix qu’un accident pourra être évité.Stop Golfech incident centrale nucléaire.

Monique Guittenit 06 73 39 86 30- André Crouzet 06 85 22 71 33- stopgolfech47@orange.fr

Bus Caso pour Flamanville manifestation du 1 et 2 octobre 2016

Réservations :

Toulouse : daniel.roussee@wanadoo.fr / tél : o6.6I.97.83.28.

Montauban : rolandrolandportes@orange.fr / tél : o9 77 86 45 62

Agen : moniqueguittenit47@orange.fr / tél : o6.73.39.86.3o

Bordeaux : domi.blanchard@free.fr / tél : o6.3o.63.5I.I4

horaires du bus aller :

30 septembre :

Toulouse 21h le 30 septembre Théatre / Ecole / Avenue Jules Julien,  (métro et gare Sncf  ST AGNE), sortie rocade  (A620) n°23

Montauban 21h45  Autoroute A 62 Sortie 10 Montauban Sud

Agen 22h45 Autoroute  A 62  Sortie  7  / Entrée  Agen

Bordeaux le 1er octobre  0h15 environ endroit pas encore fixé

prix 10€ car demande subvention et chèque solidaire des non partants.

Retour : on quitte Flamanville à 19h et arrivée dans le sud-ouest le 2 au petit matin…)

 

– Salon Horizon Vert 1 et 2octobre aussi stand Stop Golfech (Villeneuve sur Lot)

– Fête de la paix à Montégut-Arros 32 730  le 1er et 2 octobre

– Vendredi 7 octobre 20H aux Tanneries, non loin de la gare d’Agen, 20 rue Gajac. réunion d’infos et échanges  sur Linky avec Stéphane  Lhomme (voir p. 17)

– Ciné « Supplication » aux Montreurs à Agen le mardi 18 octobre 20h30 avec « Malades de la Thyroïde » voir BD p.9

http://www.lesoir.be/373596/article/actualite/environnement/2013-12-04/voiture-electrique-n-est-pas-toujours-meilleure-pour-climat

La voiture électrique n’est pas toujours meilleure pour le climat

Les avantages des voitures électriques dépendent de l’origine de l’électricité qu’elles utilisent. En outre-Rhin, les émissions de CO2 de ce type de véhicule seraient plus importantes que celles d’une voiture conventionnelle.

Une voiture électrique peut être plus vertueuse pour le climat qu’une voiture à moteur thermique au bout de quelques milliers de kilomètres ou ne jamais le devenir, suivant l’origine de l’électricité qu’elle utilise, selon une étude publiée mercredi.

En France, une voiture électrique présente un avantage indéniable contre le réchauffement climatique à partir de 50.000 kilomètres au compteur, selon cette étude pilotée par l’Ademe, la principale agence environnementale française.

Si elle sort de l’usine en ayant émis plus de CO2 (du fait principalement de l’extraction des métaux qui composent la batterie), elle rattrape assez vite son retard grâce à une électricité nucléaire peu ou pas émettrice de gaz à effet de serre (mais qui génère des déchets radioactifs).

Pour un cycle de vie moyen estimé à 150.000 kilomètres, aux performances techniques actuelles, une voiture électrique émettra au total environ 10 tonnes de CO2, contre 22 pour une voiture diesel et environ 27 pour une voiture à essence, selon le scénario de référence de l’étude.

Mais en Allemagne, où l’électricité vient actuellement à 44 % du charbon très émetteur de CO2, les conclusions sont très différentes.

Rechargée outre-Rhin, les émissions de CO2 de la voiture électrique seront plus importantes qu’une voiture conventionnelle jusqu’à 100.000 km, équivalente au-delà du 100.000è km et légèrement inférieures (environ 21 tonnes) en fin de vie, à 150.000 kilomètres, selon les auteurs.

« Le bouquet électrique de la phase d’usage a un impact majeur sur le potentiel de changement climatique », observent-ils.

En revanche, la voiture électrique, sans émissions polluantes, « reste indéniablement une bonne arme pour limiter la pollution locale », des villes notamment, souligne Maxime Pasquier, un des responsables de l’étude à l’Ademe, ainsi que pour réduire le risque d’épuisement des ressources fossiles.

L’expert souligne aussi « l’importance de la phase de fabrication pour le véhicule électrique, qui est liée essentiellement à l’extraction de métaux de fabrication de la batterie ». Certains types de batteries permettent de réduire cet impact « de 20 à 40 % », souligne-t-il.

L’étude conclut que l’essor de la voiture électrique ne constitue pas une menace en 2020 pour les métaux et terres rares utilisés dans les batteries, avec des réserves néanmoins pour le cobalt.

Reste un point noir dans cette phase : le risque d’acidification, qui peut contribuer aux pluies acides, lié à l’exploitation du nickel ou du cobalt entrant dans les batteries.

http://www.romandie.com/news/Les-voitures-electriques-de-Bollore-et-la-Zoe-de-Renault-pas-ecologiques_RP/491766.rom

 

http://bit.ly/XO9wcZ

 

Les voitures électriques de Bolloré et la Zoé de Renault pas écologiques

Lyon – Le Jury de déontologie publicitaire (JDP) a estimé jeudi que les véhicules électriques d’autopartage Bluely à Lyon et Autolib à Paris, tout comme la Zoé de Renault, ne peuvent se prétendre du qualificatif écologique dans leurs publicités. En avril, ce jury avait déjà épinglé pour les mêmes raisons la Bluecub, la voiture électrique d’autopartage de Bordeaux, appartenant comme Bluely et Autolib au groupe Bolloré. Dans une décision rendue publique jeudi, le JDP, instance liée à l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), constate que les publicités pour Bluely et Autolib font état du caractère +écologique+ du service promu sans le moindre élément de relativisation ou de comparaison. Or, poursuit la décision, l’utilisation de ce service induit nécessairement certains effets négatifs sur l’environnement, notamment les pièces d’usure des véhicules utilisés et l’électricité nécessaire à leur rechargement, dont il n’est pas établi qu’elle serait intégralement issue de sources renouvelables. A l’appui de ce jugement, le jury cite une résolution développement durable de l’ARPP, stipulant que dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (comme écologique – ndlr), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que +contribue à+. C’est pour non respect de cette résolution que le jury a également ciblé une publicité pour la Zoé de Renault, qui affirmait pour lutter contre la pollution, roulez en voiture, à la suite d’une plainte de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT). L’association Observatoire du nucléaire qui, de son côté, avait saisi le JDP concernant Bluely et Autolib, comme pour la Bluecub, a salué ces décisions dans un communiqué. L’ONG anti-nucléaire avait notamment mis en avant le fait que l’électricité utilisée pour le rechargement des batteries sur le réseau est à 75% d’origine nucléaire, et l’importation, pour ces batteries, de lithium de pays d’Amérique du sud dont l’environnement est gravement pollué. Certes, la voiture électrique ne pollue pas au moment où elle circule, mais elle pollue avant et après, et surtout elle délocalise la pollution, affirme-t-elle. Après le jugement concernant Bluecub, le groupe Bolloré avait assuré qu’en bons élèves, ils allaient retirer le mot écologique de leur publicité. Mais une fois obtenus des certificats d’énergie renouvelable pour nos véhicules on remettra le mot qu’on veut, avait-il ajouté, estimant que le vrai sujet était la pollution dans toutes les villes. Le projet de loi sur la transition énergétique, présenté le 18 juin en Conseil des ministres, prévoit plusieurs mesures visant au développement des véhicules électriques.

Observatoire du nucléairewww.observatoire-du-nucleaire.org

Communiqué du mardi 1er décembre 2015

 

Compteurs Linky et Gazpar: prétendus

« intelligents »… pour berner les citoyens

Pourquoi ces compteurs sont-ils imposés en

France alors que l’Allemagne les a rejetés ?

 

C’est avec un sens remarquable de la propagande que ErDF a choisi le début de la COP 21 pour lancer officiellement de déploiement en France du compteur Linky. En effet, un des prétextes avancés pour « justifier » ce programme est l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique français.

Mais, ce que ErDF se garde bien de faire savoir, c’est que l’Allemagne, où les énergies renouvelables sont immensément plus développées qu’en France, à renoncé à la généralisation des compteurs communicants (*).

En effet, seuls les foyers allemands consommant plus de 6 000 kWh d’électricité par an seront concernés, alors que la moyenne annuelle est de 3 500 kWh : la quasi-totalité des foyers allemands échapperons donc à ces compteurs… et à leurs graves nuisances.

La ficelle d’ErDF est grossière, jouant sur le fait que personne ne peut être « contre l’intelligence ». Mais les compteurs sont des objets et seuls les ignorants peuvent les croire intelligents.

C’est en effet sur la désinformation que parie ErDF mais aussi GrDF avec son propre compteur « Gazpar ». Outre l’information cruciale de la non généralisation des compteurs communicants en Allemagne, il faut ainsi noter, parmi de nombreux autres problèmes, que :

les compteurs sont dangereux pour la santé, qu’il s’agisse des ondes générées vers les concentrateurs ou du courant CPL injecté par Linky dans le circuit électrique et qui rayonne dans tout le logement. Malgré les dénégations des opérateurs, ces compteurs mettent en danger la santé de la population et particulièrement celle des enfants car ils sont plus sensibles et vulnérables face à ces ondes et rayonnements classées par l’OMS « cancérigènes possibles » et interdits dans les crèches.

les compteurs sont dangereux pour la libertés publiques : ils vont permettre aux opérateurs de recueillir d’innombrables informations sur les usagers, utilisables à des fins commerciales mais aussi policières : les abus d’ores et déjà commis en ces temps d’Etat d’urgence ne laissent aucun doute sur le fait que les engagements des opérateurs et les assurances de la CNIL ne valent strictement rien et seront oubliés à peine les compteurs installés.

les économies d’énergies avancées sont parfaitement virtuelles : les expériences menées sont directement biaisées par le fait que les participants… savent qu’il y participent : ils font d’eux-mêmes des économies qui ne doivent strictement rien aux compteurs.

En réalité, le remplacement des compteurs par des compteurs prétendus « intelligents » est une très lucrative opération dont la mise en oeuvre a été obtenue par le lobbying de grands groupes industriels auprès des élus nationaux et européens.

Par ailleurs, en France, Linky a aussi pour objet de « lisser » les violents pics de consommation générés par l’option absurde « centrales nucléaires + chauffages électriques », de façon à prolonger la main mise de l’industrie nucléaire sur la production française d’électricité, aggravant continuellement le risque d’un Fukushima français et la quantité de déchets radioactifs produits.

L’Observatoire du nucléaire recommande aux citoyens de protéger leur santé et celle de leurs enfants en refusant fermement l’installation de tels compteurs dans leurs logements, et en s’adressant à leurs conseils municipaux pour qu’ils refusent l’installation dans les communes des matériels (concentrateurs et autres) dont ErDF et GrDf ont besoin pour le déploiement de ces compteurs… espions et nuisibles.

(*) L’Allemagne renonce à la généralisation du compteur « intelligent »

http://www.lemoniteur.fr/article/l-allemagne-renonce-a-la-generalisation-du-compteur-intelligent-27503537

 

From: Stéphane Lhomme

Sent: Sunday, January 10, 2016 8:14 AM

To: 1-Stéphane Lhomme

Subject: IMPORTANT – Refus des compteurs Linky, Gazpar et cie : un site web pour les communes

Bonjour,

je vous invite à consulter le site web suivant : http://refus.linky.gazpar.free.fr Ce site est consacré au refus des compteurs communicants par les communes. Il est donc à destination des élus, ou des particuliers qui souhaitent convaincre leurs élus de prendre une décision municipale. Bien cordialement Stéphane Lhomme Conseiller municipal Saint-Macaire (33490)

 

TEXTE adressé par André CROUZET à J.D RENARD suite à son article

publié dans Sud-Ouest Dimanche le 24 janvier 2016.

 

Objet: Article du 24 janvier dans Sud-Ouest Dimanche

 

Bonjour

Suite à la lecture de votre article, je me permets d’y joindre une vision différente dans les constats ainsi que des pistes de réflexions différentes d’une transition énergétique basée sur la production électrique nucléaire.

Je fais partie de ceux qui n’ont pas applaudi aux 50% la part du nucléaire.

Je n’ai pas été le seul.

Je vous propose de lire entre autre dans le monde les propos de Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre:

 

Président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale depuis juin 2012, Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre, a activement suivi l’élaboration du projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, adopté mardi 14 octobre par les députés.Il explique pourquoi, à ses yeux, ce texte n’est pas à la hauteur des enjeux.

Vous avez voté le projet de loi sur la transition énergétique, mais vous vous dites « extrêmement critique ». Pourquoi ?

Je suis solidaire, mais pas dupe. J’ai voté en faveur de ce texte par devoir de loyauté envers la majorité parlementaire, et parce que je reconnais l’intérêt des deux nouveaux objectifs ambitieux que sont la division par deux de la consommation finale d’énergie à l’horizon 2050 et la réduction à 50 % de la part d’électricité d’origine nucléaire en 2025.

Mais j’ai aussi un devoir de vérité. Je ne me satisfais pas d’une loi qui ne peut suffire à faire de la France le pays de l’excellence environnementale et le leader de la lutte contre le réchauffement climatique, à un an du sommet mondial de Paris. Cette loi est hélas une occasion manquée.

Ce texte ne marque pas le premier acte d’une autre gouvernance en matière d’énergie nucléaire. François Hollande avait pourtant souhaité, lors de la conférence environnementale de septembre 2013, que désormais l’Etat puisse être le garant de la mise en œuvre de la stratégie énergétique de notre pays. Au final, demain, c’est EDF qui décidera de ses plans stratégiques et c’est l’administration qui les mettra en œuvre. Cette impossibilité, en France, de remettre en cause la toute-puissance du nucléaire et de ses acteurs conditionne tout le reste, en empêchant le retour de l’Etat stratège qui, seul, pourrait entraîner la nation dans le formidable projet de transition à travers un « récit » mobilisateur qui laisse voir un avenir différent.

C’est donc, à vos yeux, une démission, ou un renoncement du politique ?

Nous voyons s’évanouir notre espoir du retour du politique dans la gouvernance de l’énergie. Tant la stratégie bas-carbone que la programmation pluriannuelle de l’énergie seront arrêtées par décret, sans qu’à aucun moment le Parlement ne soit appelé à en débattre et à voter pour les valider. Demain comme aujourd’hui, la maîtrise de la politique énergétique sera captée par les grandes entreprises du secteur et par leurs relais dans la haute administration.

Vous mettez directement en cause EDF et son influence…

EDF devrait être le fer de lance de la transition énergétique. Il faudrait pour cela refonder cette entreprise autour d’un service public de l’électricité et, pour ce faire, la sortir de la Bourse afin que sa gestion soit déconnectée des exigences de court terme des marchés financiers. Alors, EDF se recentrerait sur les seuls intérêts de la collectivité et sa nouvelle organisation, moins centralisée et moins focalisée sur le nucléaire, permettrait de faire jouer aux territoires un vrai rôle dans la mise en œuvre de la transition énergétique. S’agissant des moyens, justement, les 10 milliards d’euros sur trois ans promis par la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, sont-ils suffisants ?

C’est la carence la plus invraisemblable de ce projet. Il ne peut exister de véritable transition énergétique sans financement. Or, aucun des moyens proposés n’est nouveau : ni le crédit d’impôt pour la rénovation thermique des bâtiments, ni l’éco-prêt à taux zéro, ni la prime à la conversion des véhicules polluants, ni les prêts bonifiés de la Caisse des dépôts pour les collectivités locales. Seul le fonds de la transition énergétique, de 1,5 milliard d’euros, serait nouveau, mais il n’est pas encore financé. Et s’il l’était au prix de la cession d’actifs de l’Etat dans une entreprise comme EDF, ce serait une fuite en avant irresponsable et une véritable provocation. De plus, les moyens alloués à la lutte contre la précarité énergétique et à la rénovation des « passoires thermiques » sont clairement insuffisants.

POURQUOI AUSSI NE PAS IMAGINER UNE SOCIETE DE FINANCEMENT, BENEFICIANT DE LA GARANTIE DE L’ETAT, SUR LE MODELE DU DISPOSITIF MIS EN PLACE POUR SAUVER LE SYSTEME BANCAIRE LORS DE LA CRISE DE 2008 ? CE QUE L’ON A SU FAIRE POUR LES BANQUES, ON PEUT LE FAIRE POUR LA TRANSITION ENERGETIQUE.

Source : Le Monde http://lemonde.fr/planete/article/2014/10/14/il-est-impossible-en-france-de-remettre-en-cause-la-toute-puissance-du-nucleaire_4505793_3244.html

De plus je vous conseille la lecture du dernier numéro de CONTRÔLE, la revue du Gendarme du nucléaire A.S.N (Autorité de Sûreté Nucléaire)

Il éclaire des enjeux sur les coûts externes qui jusqu’à peu de temps n’était pas inclus dans le prix du KWH de la production électrique nucléaire.

Ainsi que les propos de son président lors de la présentation des vœux la semaine dernière.

J’arrête là ces quelques réflexions.

Je vous joins quelques informations complémentaires que vous pourrez lire si cela vous semble intéressant et constructif.

Je fais partie de ces quelques personnes qui pensent que l’électricité n’est pas toute l’énergie.

Réaliser une véritable transition énergétique est un enjeu majeur qui impose que la société change de paradigme en basant son développement sur la sobriété et les productions alternatives et renouvelables.

Elles sont aujourd’hui plus productrices d’énergies au niveau mondial que ne l’est le nucléaire.

 

La transformation demandée n’est pas plus importante que quand la France est sortie de la production électrique basée sur le charbon et le pétrole pour basculer sur le tout nucléaire.

Comme vous l’écrivez, nous sommes les plus dépendant du nucléaire par habitants, d’où politique du chauffage électrique climatisation électrique cumulus électrique et maintenant voiture électrique. Il faut bien vendre notre surproduction.

Vous comprendrez bien que cela s’oppose à une politique de sobriété !

 

Certes le nucléaire a formaté nos consommations mais cela n’est pas inéluctable.

Cela demande une reconversion du modèle actuel mais en terme d’emplois la transition allemande démontre qu’ils ont créés plus d’emplois sur une politique générale de transition toutes énergies confondues.

 

Les choix que nous devons faire ont une implication économique évidente mais pas que !

 

Il faut que chacun accepte de se mettre autour d’une table pour dialoguer car le nucléaire porte également en son sein des problématiques qui dépassent notre génération:

 

– La gestion des déchets

– Le risque d’accident majeur.

 

Il faut sans tarder réfléchir à ce que nous allons laisser aux générations futures.

Est-ce être trop utopiste ou naïf de refuser d’être un adepte du « après moi le déluge »!

 

Il n’y aura pas de transition énergétique globale avec une production électrique nucléaire. Le constat des tenants du nucléaire est que si on continue c’est pour limiter les coûts externe que va laisser pour des siècles la gestion de l’après !

 

C’est écrit noir sur blanc dans la revue de l’ASN N° 199 Octobre 2015

 

Charles-Antoine Louët sous directeur de l’industrie nucléaire, direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) décline parfaitement cet arrêté et estime pour sa part à 80 milliards dont 40 correspondent au démantèlement . Il rajoute « Le premier enjeu qui se pose aux pouvoirs publics est celui de l’objectif du démantèlement, qui s’apprécie au regard de son coût » ……. « La constitution d’actifs dédiés au financement des opérations doivent être gérés « en bon père de famille » pour faire face au décaissement lointains. Il s’agit de limiter le transfert vers les générations futures . »

 

Salutations Ecologiques et Sociales

André Crouzet