Très inquiétant et inadmissible  : une information 5 jours après un «  Incident significatif dans l’environnement » par la centrale nucléaire de Golfech

Les faits : Le 24 octobre 2016 en fin de journée le service communication de la centrale nucléaire de Golfech annonce un « incident significatif dans l’environnement » survenu le mercredi 19 octobre à savoir le rejet d’effluents radioactifs gazeux issus du circuit primaire, rejets au-dessus des normes autorisées . (une norme autorisée signifie qu’on trouve qu’un certain nombre de cancers par habitant induits par la radioactivité sont  admissibles, ce que contestent des autorités scientifiques) D’après leur service, l’Autorité de Sûreté du Nucléaire (ASN) aurait été informée le 21 ainsi que la Commission Locale d’Information.

Pour la coordination antinucléaire du sud-ouest et notamment Stop Golfech l’incident et ces délais d’information sont très inquiétants,  inadmissibles,   et loin de la « transparence du nucléaire » annoncée et une fois de plus niée par les faits.

Alarmant  aussi le fait que les rejets radioactifs libérés dans l’atmosphère sont issus du circuit primaire alors que justement il existe 3 circuits dans une centrale nucléaire et que les seuls rejets autorisés sont issus du circuit tertiaire. Le circuit primaire contient environ 1000 isotopes radioactifs dont « les » iodes, le césium 134 et 137, le cobalt 58 et 60, le tritium très volatile qui perd la 1/2 de sa dangerosité en 12 ans…Ces isotopes ont donc été inhalés et ont pu pénétrer dans l’organisme des populations. Inquiétant aussi le silence des instances d’information ASN et IRSN  (Institut de Radioprotection) dont un des 4 centres de France  est basé à Agen…Quelle quantité de rejets radioactifs a-t-elle été relâchée ?

Nous savons de source officieuse  et à vérifier qu’une personne a détecté une radiocativité supérieure à celle mesurée habituellement à Albi et a communiqué ceci dès le 21 octobre .

De plus actuellement la coordination antinucléaire du sud-ouest et Stop  Golfech  dénoncent  le fait que 24 réacteurs dont Golfech contiennent des pièces défectueuses issues de Creusot-Loire et d’autres sont suspectées… La liste de ces  pièces qui contiennent trop de carbone et donc sont fragilisées lors des changements répétés de températures dans les réacteurs a été publiée par l’ASN à la demande d’associations antinucléaires. A Golfech il s’agit d’une pièce de la cuve du réacteur 2,  élément  essentiel s’il en est. L’ASN demande l’arrêt des réacteurs concernés mais ce n’est pas encore le cas .

EDF , l’hiver arrivant ,  s’inquiète de la possibilité de ne pas pouvoir servir ses clients, le risque de « black out est évoqué » par son directeur M.Levy . Nous sommes alarmés par le  fait qu’EDF puisse être tentée de faire fonctionner des réacteurs fragilisés ce qui peut entrainer un accident cette fois-ci très grave.

Ces problèmes s’ajoutent au vieillissement des centrales (plus de 40 ont plus de 30 ans et  la durée de vie annoncée à leur construction était de 25 à 30 ans), aux pièces à changer mais aussi au millier de km de canalisations qui ne pourront toutes être changés…

Face à ces alarmes le gouvernement actuel , (mais les prétendants sur les rangs défendent pour la plupart la même politique énergétique), au lieu de prendre des mesures drastiques face à ces risques,  a présenté cet automne une loi de Programmation Pluriannuelle énergétique niant ces alertes. Il nie le souhait  partagé par une forte majorité de la population d’une véritable transition énergétique basée sur les économies d’énergie et les renouvelables dont le nucléaire ne ferait plus partie.

Dans le même mouvement de dénégation ont été augmentées scandaleusement les normes admissibles de radioactivité.

Nous refusons que des choix financiers et économiques prédominent sur la santé et le respect de la vie des populations. Nous exigeons, et c’est le souhait  partagé par une forte majorité de la population, une véritable transition énergétique basée sur les économies d’énergie et les renouvelables dont le nucléaire ne ferait plus partie avec dès à présent l’arrêt des réacteurs fragilisés. C’est à ce prix qu’un accident pourra être évité.Stop Golfech incident centrale nucléaire.

Monique Guittenit 06 73 39 86 30- André Crouzet 06 85 22 71 33- stopgolfech47@orange.fr

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